à N. 19° E., et qui, commençant dans levai d’Ajol, suit la valléede la Moselle de Remircmont à Éloyes, détermine la direction de laVologne aux environs de Docelles, trace vers l’ouest une limite netteau système des Vosges , et finit sur les bords de la Meurthe , non loinde Baccarat. A l’est, deux failles parallèles reculent successivementen échelon, et une troisième, située au delà, élève brusquementtout le massif du grès des Vosges , entre Bitclie et Niederbronn , au-dessus du niveau des plaines de la Lorraine , pour terminer lesVosges à l’est de Lemberg. Cet accident a cela de remarquable, qu’ensuivant sa direction N. 18°E. à S. 18“ O., sur une longueur de vingt-cinq lieues, on trouve qu’à la hauteur de Lemberg, c’est le côtéoriental qui est le plus élevé, tandis qu’à son extrémité sud, c’est lecôté occidental. Un peu au nord de Saverne , où le relief de lachaîne est presque effacé, les deux segments sont à peu près hori-zontaux et presque de niveau.
( L’. 398. ) La disposition relative du grès des Vosges etdu grès bigarré est encore plus marquée sur le versant orien-tal de la chaîne qui longe la vallée du Rhin. On observe dece côté une falaise presque continue qui commence au nord deLandau et se prolonge jusqu’à Guebwiller et Sultz. Dans toute cetteétendue, le grès des Vosges qui forme la falaise n’est point sur-monté par le grès bigarré ni par le muschelkalk, d’où M. Llic deBeaumont conclut qu’elle a dominé la nappe d’eau sous laquelle sedéposèrent ces deux groupes, et la faille, ou plutôt la série de faillesqui l’a occasionnée, s’.est produite entre la période du grès desVosges et celle du grès bigarré. Ce mouvement aurait eu lieu dansune direction N. 18 à 23° E.
Les points où les dislocations paraissent être le mieux pronon-cées sont les environs de Mutzig , d’Andlau , la vallée de Munster,le col qui sépare le Mulcheren du ballon de Guebwiller, celui duIlundsruck, entre le Rossberg et le massif porphyrique de Ramers-matt. Une autre faille extérieure qui s’étend de cette dernièrelocalité à Munster a plus de 300 mètres de hauteur. Outre cesaccidents, l’auteur fait remarquer encore que la disposition généralede la chaîne en forme de toit, dont la crête centrale représente lefaîte, dérive en grande partie d’un léger mouvement de basculequ’ont éprouvé les divers compartiments séparés les uns des autrespar des failles. On reconnaît ensuite que les mouvements éprouvéspar le grès des Vosges n’ont fait que changer les niveaux de ses di-verses parties, sans déranger bien sensiblement l’assiette de chacune
Versant
oriental
des
Vosges.