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sure (ju’on se j'aj>procIic des montagnes et dont les altitudes semaintiennent au-dessous de celles de la zone jurassique. Cette
! légion est celle du trias.
Les affleurements du grès bigarré, du muschelkalkct des marnesirisées traversent la Lorraine du N. au S. Le premier constitue unebande située immédiatement au bord de la région montagneuse;sa surface cl ses assises plongent faiblement vers l’O. ; plus loin lemuschelkalk s’élève brusquement au-dessus de lui et se dessine pari un relief semblable à celui des récifs calcaires le long de certainescôtes ; enfin sur celui-ci s’étendent les marnes irisées formant unesérie de collines et une région mamelonnée, à contours mollementarrondis. Ces trois zones qui entourent le pied des Vosges s’en-foncent successivement l’une au-dessous de l’autre en plongeantvers l'intérieur de la France . Quoique pénétrant quelquefois dansla chaîne contre laquelle elles s’appuient, elles n’en font pas réel-lement partie; elles y occupent des bassins à des niveaux assez bas,sans atteindre jamais l’élévation des roches cristallines ou même dugrès des Vosges. Ou a vu, en effet (1), que lors du dépôt du trias,déjà ces montagnes avaient reçu leurs formes principales actuelles,et qu’elles n’avaient éprouvé depuis que des modifications insigni-fiantes. Les trois groupes du trias se sont déposés dans une meroù les deux chaînes de la Forêt-Noire et des Vosges formaient desîles et des presqu’îles. Le plus ancien de ces groupes, le grès bigarré,a suivi le dépôt du grès des Vosges sans autre interruption que lemouvement qui, comme on vient de le dire, a relevé certaines par-ties de. ce dernier.
Nous décrirons actuellement chaque groupe du trias de la zoneoccidentale, en commençant par celui des marnes irisées et en nousdirigeant du N. au S.
§4. — Groupe des marnes irisées.
Les marnes irisées, dit M. Élie de Beaumont (2), se composentordinairement de marnes bigarrées, rouge lie-de-vin, gris verdâtreou bleuâtres, se divisant facilement en fragments conchoïdes et nonschisteuses. Vers le milieu de la masse se montre constamment une
(1) Ibid., vol. I, p. .409, 1841.
(2) Explication, etc., vol. II, p. 9.
T. VIH.
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