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La dolomie de cette division se distingue t|e celle des autres par sa jsolidité et sa texture cristalline; le gypse ne s’y trouve qu’en unpoint, c’est à la ferme de Beaupré, sur le bord de la Mcurlhe, en jamont de Lunéville . Quant à la dolomie et au grès schisteux, avecempreintes de plantes, on peut les observer d’un bout à l’autre dudépartement.
La dolomie de Sainte-Anne paraît avoir été confondue avec le jmuschelkalk, exploité en face dans la carrière de Réhainvillier, cé-lèbre par les nombreux fossiles qu’on y a découverts. ,M. Lcvalloisne rapporte d’ailleurs aux marnes irisées cette dolomie dans laquelleil y a des fossiles du muschelkalk que parce qu’en cet endroit ilexiste au-dessous des marnes rouges et violâtres qui doivent encoreappartenir, suivant lui, au groupe qui nous occupe, et cela à causede leurs teintes attribuées au phénomène général qui les a produitespendant son dépôt, et qui ne s’était pas manifesté pendant celui dumuschelkalk. Mais si l’on retourne l’argument en attribuant auxfossiles une importance plus fondée que celle attribuée par l’auteurà des teintes résultant de phénomènes ’ ' _ es encore inexpli- j
qués, et qui d’ailleurs appartiennent à tous les temps, on arrive à !
une conclusion inverse, c’est-à-dire à regarder cette dolomie fossi- Ilifère de Sainte-Anne comme faisant déjà partie du muschelkalk,dont elle marquerait la fin, tandis que les marnes bigarrées qu’ellerecouvre en ce point seraient une sorte de prélude ou d’annoncedes causes physiques et chimiques qui, plus tard, ont complètementprévalu. ,
La distinction de cet étage inférieur permet à ,M. Lcvallois d’éta- 'blir un parallélisme complet entre les marnes irisées de la Lorraine ,et celles que nous décrirons dans la Souabe (1). Les deux étages :
supérieurs étaient déjà identiques de part et d’autre, et le dernier j
l’est également, représentant la division des argiles charbonneuses(Lettenkohle) qui renferment en Souabe une houille terreuse.Seulement cette dernière ne serait représentée de ce côté desVosges que par des empreintes de plantes. Ce qui avait empêché dereconnaître plus tôt ce parallélisme, c’est, comme le fait remarquerl’auteur, qu’on avait pris pour ces argiles charbonneuses le combus-tible de ÎSoroy (Vosges), de Morlumgc, de Walmünster, etc. (Mo-selle ), qui dépend du grès de la partie supérieure de l’étage moyen. ;