GROUPE DES MARNES IRISÉES.
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! Ces étages, rattachés au,petit nombre de couches pierreuses solidesque renferme le groupe des marnes irisées, sont de liant en bas :| 1° gypse et dolomie supérieurs; 2° gypse et dolomie moyens,
I sel gemme; 3° gypse et dolomie inférieurs (Lettenkohle).
! Sur plusieurs points du département de la Meurthe , on observe,
! à la partie la plus élevée des marnes irisées, des dépôts de gypserecouverts de petits bancs dolomitiques, marneux, à cassure irrégu-lière, peu suivis, très gélives, et en réalité d’une faible impor-tance comparative. Ils font partie du premier étage auquel appar-tiennent les gypses situés au nord de Lunéville , où ils sont exploitésdans plus de 30 localités. On n’y a rencontré que quelques raresempreintes de bivalves et d’univalves indéterminables.
Dans l ’étage moyen, un calcaire blanc jaunâtre, à cassure mate,magnésien, divisé en dalles minces, déjà signalé par M. Élie deBeaumont (1) sur le revers occidental des Vosges , s’étend dans toutle département, et constitue un précieux repère. Il forme le plateaudans lequel ont été ouverts les puits de la mine de Vie. C’est lecalcaire inférieur de Voltz (2) que M. Levallois appelle dolomiemoyenne ou dolomie moellon. Au-dessous vient un psannnite ougrès argileux, rougeâtre, grisâtre ou panaché, regardé commel’analogue du grès de Stuttgard (Wurtemberg), et renfermant desEquisetum et des Calamites. Ce serait l’horizon des couches decombustible dont nous avons parlé dans le département de la Mo-selle , de Noroy, de Saint-Menge et de la Vacheresse, dans celui desVosges . Plus bas se développe le gypse moyen. La butte de Léo-jnont, à l’ouest de Lunéville , en offre une bonne coupe. On y voitle gypse à la base, le grès à mi-côte et la dolomie servant de cou-ronnement. Les carrières de Lunéville, sur la route de Nancy , sontouvertes dans ce gypse, ainsi que celles de 17 autres communes dudépartement. Dans les puits de Vie et de Dieuze , le même gypsese trouve associé au gîte salifère de la vallée de la Seille.
Enfin, l’étage inférieur s’observe très bien au confluent de la' Vezouze et de la Meurthe ; le gypse au moulin de Xerbeviller, et ladolomie à la carrière dite de Sainte-Anne ; de sorte que, dans unespace de deux lieues autour de Lunéville , on trouve réunis à la foisles gypses des trois étages, car celui du second se montre à la sortiede la ville, le long de la route de Nancy , et le supérieur à Crévic.
(1) Arm. des mines, 2 e sér., vol. I, p. 4S4.
(2) Ibul., D“ sér., vol. VIII, p. 229.