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Quelques pleurs de ses yeux coulent à cetle image,Versés par le regret et séchés par la rage.
Cependant il espère ; il pense quelquefoisEntrevoir des clartés, distinguer une voix.
Il regarde, il écoute. Hélas ! dans l’ombre immense,Il ne voit que la nuit, n’entend que le silence ,
Et le silence ajoute encore à sa terreur.
Alors, de son destin sentant toute l’horreur,
Son coeur tumultueux roule de rêve en rêve ;
Il se lève, il retombe, et soudain se relève,
Se traîne quelquefois sur de vieux ossemens,
De la mort qu’il veut fuir horribles monumens !Quand tout à coup son pied trouve un léger obstacle :Il y porte la main. O sur-prise ! ô miracle !
Il sent, il reconnaît le Cl qu’il a perdu 5Et de joie et d’espoir il tressaille éperdu.
Ce fil libérateur, il le baise, il l’adore,
Il s’en assure, il craint qu’il ne s’échappe encore j ,
Il veut le suivre, il veut revoir l’éclat du jour jJe ne sais quel instinct l’arrête en ce séjour.
A l’abri du danger, son âme encor tremblanteVeut jouir de ces lieux et de son épouvante.
A leur aspect lugubre il éprouve en son cœurUn plaisir agité d’un reste de terreur ;
Enfin, tenant en main son conducteur fidèle,
Il part, il vole aux lieux où la clarté l’appelle.
Dieux ! quel ravissement quand il revoit les cieuxQu’il croyait pour jamais éclipsés à ses yeux 1