234 DESCRIPTION
Cejourd’hui samedi sept décembre mil huit centonze, nous Pierre Gambier, Conducteur des travauxde l’inspection générale des Carrières et Conservateurdes Catacombes, nous avons introduit dans icelles,par l’escalier de la barrière d’Orléans , la société deM. Legouvé . MM. Prost, Lemercïer, de Mazencourt,Lemit et Duclos, s’empressaient tous également de
v talens - devint en lui la iristé cause d'une infirmité de jugement,j, infirmité la plus déplorable de toutes celles que subissent, les5) hommes, puisqu'elle menace meme le génie. ... O supplices» d'un innocent. pires que les tourmens mérités par le crime ! O» longues angoisses, que la vengeance n'oserait souhaiter à son» ennemi ! O mortelle maladie, qui doit faire trembler sur-tout» ceux qui ne savent pas la respecter !
3> En y pensant, loin de plaindre notre collègue, j'ose bénir un» trépas qui le ravit à ceLte fausse existence plus funeste que la» mort. Consolons-nous dans la vue de la paix que lui accordej) la Divinité ; ne regardons plus sa dépouille ; n’envisageons delui que ce qu'il a de glorieux : obéissons aux conseils de sa» touchante poésie: c'est ici qu'il convient de répéter ces vœux» qu'il exprima pour lui-même, lorsqu'il chantait le Souvenir en» des vers dignes de le lui assurer.
Quelquefois mes amis s’entretiendront de moi:
Je reste dans leurs cœurs, je vivrai dans leurs larmes.
Ce tableau de la mort adoucit les alarmes;
Et l’espoir des regrets que tout mortel attend,
Est un dernier bonheur à son dernier instant.
» Puisse, infortuné! cette vérité attendrissante, revêtue des» charmes de t on s ty] e , avoir remplacé , quand tu expiras , les)> idées sinistrés de ton isolement, et de ta destruction ! Oui, tu vis
» en notre pensée*, oui, t es amis te pleurent.Ils n'auraient
» pas eu besoin de t'entendre rappeler tes concitoyens au respect
» des sépultures pour venir honorer la tienne.Dors satisfait ;
» tes parens , tes amis, tous nos cœurs te répondent qu’ils cou"» serreront ta mémoire. Adieu! »