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gnent de faire crédit à ceux dont ils sont bien sûrs den’être jamais payés. Enfin, je ne songeais plus à mesnombreux parens, à mes funèbres Amphytrions ducimetière des Innocens, lorsqu’une brochure très-intéressante (1), publiée par M. Héricart de Thury ,m’apprit qu’on pouvait les voir, tous les jours de lasemaine , dans les Catacombes où ils avaient été dépo-sés, au sud de Paris , entre la barrière d’Enfer et celleSaint-Jacques. Je formai aussitôt la résolution derendre visite à des anciens et bons amis ; mais, afinde leur causer une surprise plus agréable, je remisla partiè au jour de leur fête, qui, comme on l’apeut-être oublié , tombe le 2 ^vembre ( lundidernier).
Ceux qui désirent des détails exacts et circons-tanciés sur les Catacombes de Paris, feront très-bien,ou de les visiter, ou de lire l’ouvrage de M. Héricartde Thury ; je ne puis que retracer ici les nombreusesréflexions que mon triste voyage m’a suggérées. Jeparcourais ces vastes souterrains où la mort a en-tassé ses sujets par millions, lorsque celle inscrip-tion : Néant, vaines grandeurs, s’offrit à mesregards. Jamais leçon ne me fut donnée plus à pro-pos; dans nos cimetières l’égalité n’est point encoreparfaite. La cendre a aussi son orgueil ; la vanitésurvit à l’existence : chacun tient sou rang ; le riche