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Tome premier. [Livres I et II.]
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renverser ; combien Raynal n’aurait-il pas rai-son de sourire au souvenir de sa belle théoriede la pauvreté du sol du Nouveau-Monde, etde la dégénération des êtres qui l’habitent,hommes et animaux.

Depuis que nous avons achevé ce chapitre,nous avons eu connaissance des Observationssur le sol de l’Amérique Septentrionale, par ledocteur Mitchill , qu’il a ajoutées comme sup-plément à l’édition américaine de l’ouvrage deM. Cuvier, sur la théorie de la terre, impri-mée à New-York en 1818; mais nous regrettonsde n’avoir pu en profiter.

Nous croyons devoir rattacher à ce chapitreles deux notices suivantes, parce qu’étant duressort de la minéralogie et de la géologie,elles ont un rapport assez évident avec ladescription du sol des États-Unis , telle quenous venons de la présenter. L’une, qui a pourobjet de faire connaître l’existence d’une sortede muraille naturelle, composée de petitespierres prismatiques, dans la Caroline du nord ,nous a été communiquée par M. le baron deBeauvois, membre de l’Institut de France ( i).

(t) Cette notice a été lue dernièrement à l’Académiedes Sciences . '