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au nord, vers le milieu du lac ; et des îles deSaint-François-Xavier et de Saint-Michel, ausud.
Le lac Supérieur abonde en poissons qui con-stituent la nourriture d’environ cent cinquantefamilles d’indiens Algonquins habitant ses bords.Le poisson blanc, connu sous les différens nomsindiens de Ticamang et à’Jlstikameque , estfort estimé ; il a la forme du maquereau, etpèse de quatre à seize livres. Il J a trois sortesde truites dont la taille varie, et qui pèsent decinq à cinquante livres. Les autres poissons sontl’esturgeon, le brochet, le brocheton, la carperouge et blanche, le hareng, ou un poisson quia une forme et un goût pareils.
Le sol des bords du lac Supérieur n’est pointfavorable à la production du grain, mais on ytrouve quelques prairies qui donnent de bonnesrécoltes de foin. Des sources nombreuses sor-tent des hauteurs voisines, et conservent unehumidité constante sur la surface du sol. Cettehumidité s’accroît par la vapeur du lac, qui estsouvent assez dense pour intercepter les rayonsdu soleil. Les boi’ds des rivières étaient autre-fois couverts de bois, qu’on a détruits par lefeu, et l’Orignal et le Daim privés d’abris ontentièrement disparu, laissant les ours en pleinepossession des différentes sortes de fruits sau-