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vages, des mûres, des groseilles et des fram-boises qui viennent d’elles-mêmes en grandeabondance, et constituent leur nourriture favo-rite. Au-dessous d’une montagne située au nord,et de trois à quatre cents pieds de hauteur, onvoit un établissement de la compagnie duNord-Ouest, qui, par voie d’échange, achète des four-rures pour les manufactures anglaises. Au pieddes rapides de Sainte-Marie se trouvé le com-ptoir de la compagnie de Montréal , où l’on aouvert un canal qui communique avec le lacHuron . Les eaux du lac Georges, situé entre cedernier lac et le détroit de Sainte-Marie, n’ontpas une profondeur très-considérable sur touteleur étendue , qui est de vingt-cinq milles. LesFrançais ayant eu connaissance, à une épo-que reculée, que lès eaux de ce lac communi-quaient avec celles de la baie d’Hudson, ungéographe de cette nation a publié les rensei-gnemens qui suivent (i) : « En l’année 1661, lesFrançais formèrent un établissement au sud dulac dans le dessein de faire le commerce avecdiverses nations indiennes, les Outagamis, lesSakis, les Outaaouais, les Hurons et les Illinois .Un missionnaire résidait dans cet établissement,