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Tome premier. [Livres I et II.]
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qui, commençant aux mois de janvier et dofévrier, est arrêtée par le retour de la gelée;cette domination nuit encore beaucoup auxprovisions de chair réservées pour l’usage del’hiver ; et ses effets sur le corps humain sontgénéralement sentis. Les violens ouragans, sidangereux aux marins qui viennent au tempsdes équinoxes du printemps et de l’automnedans la baie de Chesapeake et aux embouchuresde l’Hudson et de la Delaware , sont produitspar ce courant ennemi. On doit de semblableseffets aux vents du sud et de l’est qui élevantla température à cinquante quatre degrés, etmême à cinquante huit, occasionent une fonteaussi rapide de la neige que celle qui auraitlieu sous l’influence de la vapeur de l’eau bouil-lante. Alors la température devient semblableà celle du printemps. De Poulrincourt rap-porte qu’après son arrivée au Canada , l’hiverfut si doux que lui et ses compagnons s’amu-saient à faire de la musique, pendant cettesaison, sur la rivière Equille, et qu’ils dînaientgaîment au soleil; il ajoute, que les hivers de1607 et de 1608 furent au contraire si rudesque beaucoup d’indiens moururent de froid (i)-

(1) Voir la relation du voyage de Poutriaeourt, ( l arisl’Histoire de la Nouvelle-France.