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Tome V. [Livre III.]
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par des mains sacrilèges : elles n’ont pas mêmeépargné le chèvrefeuille, l’églantier et les au-tres arbustes fleuris. Les anciens auraient révéréce lieu ; ils l’auraient nommé , avec enthou-siasme , le bois sacré , et les barbares qui l’ontprofané auraient été condamnés à un suppliceignominieux. Il n’en fut pas de même des pre-miers habitans de Washington . Arrivant dansce pays au milieu de l’infortune , trop pauvrespour acheter des bois de chauffage ou de con-struction , la nécessité seule leur lit prendre lahache pour renverser quelques-uns de ces beauxarbres , qu’ils regardèrent comme la propriétéde tous, res nullius. On doit bien sincèrementregretter que le gouvernement ou la ville n’a-dopte pas quelque mesure pour conserver lesarbres qui croissent dans des endroits destinésà former des promenades publiques. Que d’avan-tages procurerait cet ombrage le long de l’ave-nue de Pensylvanie , où la poussière est siétouffante , où le soleil d’été , réfléchi par unsol sablonneux , est si accablant : le peuplierd’Italie, qui les remplace maintenant, sert plu-tôt d’ornement que d’ombrage. Il est vrai queces vastes terrains communaux nuisaient véri-tablement à l’industrie et à l’accroissement deWashington , et qu’il serait préférable de divi-ser ces terres en lots, et de les vendre à un prix