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Tome V. [Livre III.]
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11 parait, d’après ces tables , que la population desÎitats-Unis a presque doublé , dans chaque période , devingt années et demie , depuis l’époque des premiers éta-blissemens. Cet accroissement est dû principalement àl’agriculture et à l’intérêt que les fermiers trouvent àavoir un plus grand nombre d’enfans pour augmenterle jrroduit de leurs terres. Il est également favorisé parla forme du gouvernement, l’industrie des habitans dupays , et aussi par l’éinigration qui s’y fait des contréesétrangères. Il est si aisé de pourvoir au soutien d’unefamille , que tout le monde se marie de bonne heure ;eL la population, comme l’a observé le docteur Franklin,s’accroît partout en raison du nombre des mariages.L’on présume que cet accroissement, qu’on peut éva-luer à 3 pour cent par an , continuera , dans la même

i à 120 ; les naissances, comme i à 27 ; et les décès, comme1 à 00.

D’après les tables de la mortalité et de la population de laFrance dressées par M. Duvillard , il paraît « que prcsqu’unquart des cnfans meurt dans la première année , et qu’un tiers neparvient pas à l’âge de deux ans; qu’à l’âge de dix ans, il n’enmeurt, par an, qu’un sur cent trente ; mais qu’avant et aprèscet âge , il en meurt un sur un moindre nombre d’individus ;qu’à l’âge de soixa'nte-trois ans , une moitié de ceux qui avaientquarante ans était morte et l’autre vivante, et par conséquent,qu’un homme de quarante ans vivra probablement vingt-troisans. Le danger de mourir est le plus petit possible à l’âge dedix ans. Les mêmes tables font voir que, sur un million d’enfansqu’on suppose nés au même instant, il n’en reste à vingt ans que002,216, ou un peu plus de la moitié; à quarante-cinq ans iln’en reste que 334,072 , ou un peu plus du tiers. » (*)

F; Ammaire du bureau des longitudes , Paris , 1819, p. 83,