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Tome V. [Livre III.]
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proportion ; pendant plus d’un siècle , à cause de l’im-mense étendue de pays qui n’est pas encore peuplé , desorte que , si l’on estime la population , en 1810 ,à 7,000,000 d’âmes seulement, elle sera, en i 833 ,de 14,000,000 ; en i 856 , de 28,000,000 ; en 1889 .,de 56 ,ooo,ooo ; et en 1902, de 112,000,000. Ce der-nier nombre d’habitans , répandus sur une surfacede 1,637,424 milles carrés , donnera , terme moyen ,68.40 personnes par mille carré.

Nous devons observer qu’aucun des calculs faits jus-qu’à ce jour sur la population des États-Unis , ne peutêtre considéré comme rigoureusement exact, attendu ,i°. le nombre d’étrangers qui arrivent continuellementde toutes parts pour s’y établir 3 et 2°. l’émigrationconstante des liabitans de étals de l’est, mais particu-lièrement de ceux du New-Hampshire , du Massacbusetset du Connecticut , aux contrées de l’ouest. Le nombreannuel des étrangers qui vinrent se fixer aux États-Unis depuis la fondation des premiers établissemens jus-qu’en 1790 , pouvait s’élever à 5 ,000 ; et, depuis cetteépoque jusqu’en 1810 , il fut peut-être moindre d’unquart ; mais , à partir de cette dernière année, on peutle porter de i 5 ,ooo à 20,000 par an. Il paraît qu’on n’apu encore déterminer le nombre des individus émigranttous les ans des états de l’est à ceux de l’ouest, autre-ment que par la quantité de chariots employés à les ytransporter, qui passent à travers les montagnes. L’onévalue à 20,000 celui des émigrés qui arrivèrent dans leKentucky seulement, en 1794 ; et, depuis cette époque,cet état , ceux de l’Ohio , de la Louisiane , de l’In-diana, etc. , et les territoires à l’ouest, sont redevablesde l’immense accroissement de leur population aux émi-