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York, pendant l’automne de 1795, elle parutd’abord par un temps humide, à l’est de laville, où se trouvait entasse'e une grande quan-tité d’immondices, et où venait d’arriver unefoule de pauvres émigrés d’Europe , auxquelselle fut le plus fatale ; car, sur environ huitcents personnes qui moururent, on ne comp-tait que cent cinquante habitans. Il paraît cer-tain que l’infection diminuait à proportion dela distance des terrains bas, de sorte que lenombre des malades qu’il y avait dans ces en-droits, comparé à celui des personnes atta-quées dans les lieux les plus élevés de la ville ,était dans le rapport de vingt pour un (1). Lafièvre jaune reparut au même endroit de laville, à la suite de grandes pluies, qui, cou-lant dans les caves, gâtèrent les pi’ovisions sa-lées, et créèrent une atmosphère empestée,qui porta la maladie dans plusieurs quartiers,jusqu’à ce qu’un froid soudain en eût arrêté lesprogrès. On estima le nombre des victimesà deux mille. De ces faits et d’autres sembla-bles , que les bornes de ce chapitre ne nouspermettent pas de citer, il résulte que deuxchoses contribuent particulièrement à cettemaladie, une atmosphère corrompue et une
(1) Bayley on the epidemy of 1795 , p. 90.