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Tome V. [Livre III.]
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température d’environ 8o° de Fahrenheit ; carle docteur Rush et d’autres médecins ont ob-servé que, sur plus de mille personnes quiavaient porté cette maladie de la ville dans lacampagne, il n’y eut que deux ou trois exem-ples qui prouvent qu’elle ait été propagée (i).

Opinions des différentes facultés de médecinedes États-Unis sur Torigine et la propaga~tion de la fièvre jaune.

L 'opinion du collège des médecins de Phila-delphie est, i°. que la fièvre contagieuse ma-ligne qui s’est montrée dans cette ville en 1795,1797 et Ï798, différait essentiellement de lafièvre bilieuse rémittente de ce climat; 2°. quela fièvre contagieuse maligne de ces années estla maladie connue dans les îles des Indesoccidentales, sous le nom de fièvre jaune oude mal de Siam ; 3 °. que la contagion futapportée à Philadelphie , en 1798, des portsde ces îles, par un ou plusieurs vaisseaux, quiarrivèrent dans les mois de juin et de juillet.M. le docteur Devèze (2), dans sa Disserta -

( 1) Observations sur l’origine de la fièvre jaune.

(a) Ancien chirurgien du cap Français, etc. , etc. ,actuellement médecin de la maison du roi. M. Devèze,