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Tome V. [Livre III.]
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bord de l’escadre anglaise, à la Martinique ,en 1796, il y a peu de doute , dit le docteurGillespie , que la maladie ne prît naissanced’elle-même sur les bâtimens, dont les équipa-ges étaient singulièrement disposés à la prendre,parce qu’à leur arrivée , ils furent effrayés desravages de cette maladie, et que, pour dissiper,autant que possible, leur terreur, ils s’abandon-nèrent à l’usage des liqueurs fortes, etc. (1).

Il paraît donc qu’il faut une certaine tempé-rature et de certaines causes locales pour pro-duire ce fluide pestilentiel ; et si le principe dela contagion, qui enfante le typhus des vais-seaux , des prisons et des hôpitaux, est de lamême nature que le fluide pestilentiel de lafièvre jaune , ce fluide ne peut-il pas être aug-menté par les exhalaisons d’un vaisseau quiarrive dans sa sphère , au point d’en recevoircette fatale qualité, que, sans elles, il n’eùtpoint acquise ? Le bâtiment le plus dangereux,arrivant avec la fièvre jaune d’un port où elle

( 1 ) Observations on thc discases which prevailed onboard a part of his Majestés’ squadron on the LeewardIsland station, belween , november 1794 and april1796 . — By Leonard Gillespie, M. D. Surgeon andagent to the Navy hospital of fort Royal, Martini-nico, London , 1800 ;