IT 9
règne, sur un rivage dont la température estchaude et sèche, ne produirait aucun mal surune population clair-semée, respirant un airpur, quand bien même le poison attaqueraitceux qui visiteraient ou approcheraient le bâti-ment ; mais il n’en est pas ainsi dans les portsde mer où l’air est extrêmement corrompu. Lamaladie y devient ende'mique ; elle est aussicontagieuse ; car les émanations des maladespeuvent être absorbées par les personnes enbonne santé dans le rayon de l’atmosphère fa-vorable à ses développemens ; et les ventspeuvent encore porter le poison à une distanceconsidérable. C’est ainsi qu’une fièvre maligneparut au mois de décembre 1799, à bord dubâtiment américain la Delaware , qui, placédans le port d’Amsterdam, de l’île de Curaçao ,avait été exposé aux vapeurs nuisibles d’unmarais fangeux ; il perdit vingt personnes surcent trente qui formaient son équipage (1). Lespersonnes qui ont écrit sur la médecine citentbeaucoup d’exemples semblables. Ce n’est passeulement aux États-Unis que les vapeurs éma-nées de substances animales et végétales enputréfaction enfantent ces fléaux pestilentiels ;les memes causes produisent les mêmes effets
(1) Medical repositorj, vo l. 5 , p. 280.