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en Sardaigne,, dans le voisinage de Rome , aAlexandrie, en Egypte , aux îles de Cayenne et de Java, et sur la eôte de Tripoli (i). Si lesfaits rapportés sont exacts, la grande discussionsur l’origine de la fièvre jaune est une disputede mots qui vient de ce qu’on n’a pas définiproprement les termes.
Par contagion , on entend un mal susceptiblede se reproduire par le contact avec le corpsdes malades , avec leurs vêtemens ou leurs lits ,et de se transmettre par l’air ; par épidémie,on entend une maladie contagieuse , commela petite vérole, qui a certaines relations avecl’état de l’atmosplière, au moyen de laquelle ellepeut s’étendre et attaquer toute une nation ;maladie endémique , signifie une maladie quitient aux circonstances locales, telles que l’in-salubrité du sol, de l’air ou de l’eau, un régimeparticulier, etc. ; les miasmes ou exhalaisonssont des substances volatiles , échappées du
(i) Lind on the diseases of hot climates. Encyclop.mélhod. méd. , art. Afrique , par M. Halle.
Ici le virus de la fièvre jaune diffère de celui de lapeste. Les chre'tiens, à Constantinople , se préservent decelle-ci, en évitant toute communication avec les placesou les personnes infectées , sans avoir besoin de se sous-traire à l’influence du vent.