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merce, puisqu’elle a tout-à-fait disparu parsuite des sages r’èglemens du conseil de santé.La fièvre jaune a paru avec plus ou moins deviolence entre 1793 et 1808, dans toutes lesplaces de commerce depuis New-York jusqu’àla Nouvelle-Orléans ; mais depuis cette dernièreannée , elle a entièrement cessé ( 1 ). L’éloigne-ment des substances nuisibles, les plantationsd’arbres qui ont été faites , les fontaines qu’ona construites, et une grande attention de pro-preté, ont, à ce que l’on croit, produit cetheureux effet ; car les saisons ont été égalementmalsaines : un plus grand nombre de vaisseauxsont arrivés des tropiques, et la population aconsidérablement augmenté (2).
(1) Depuis que ce chapitre a été achevé, nous avonsappris que la fièvre jaune a régné à la Nouvelle-Orléans en 1818 , et qu’elle y exerce actuellement ses ravages,-ainsi que dans plusieurs antres villes des États-Unis.-
(2) La faculté de médecine de Paris « a conclu desfaits connus sur la fièvre jaune , que souvent elle estsporadique et non.contagieuse; qu’elle est annuellementendémique aux Antilles dans la saison de l’hivernage ;que, dans certaines années, elle p&ut pénétrer dans lesbâtimens de commerce à la manière des fièvres conta-gieuses , et qu’alors elle peut être importée en Europe au moins jusqu’au 43° et même jusqu’au 4b° de lati-tude ; qu’elle n’a été comme épidémique à ces hauteurs