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Tome V. [Livre III.]
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12.3

Fièvre iniermiiicnte et bilieuse. Toutes lesparties basses des États-Unis , le long des ri-

q’.ie dans des circonstances dans lesquelles des voies decommunication connues et déterminées avaient etc ou-vertes par des bàtiniens infectés de cette maladie , etarrivant de contrées où elle était endémique, surtout del’Amérique et des Antilles ; que , par conséquent, ondoit en regarder la contagion , dans ces cas , au moinscomme probable , nous oserions même dire comme dé-montrée. Il ne nous paraît pas douteux, d’après cela ,que le devoir de l’administration ne soit de prendre ,dans les circonstances dont nous venons de parler, lesprécautions nécessaires pour garantir nos ports de cefléau , par le même genre de moyens qui ont été em-ployés pour la peste du Levant ; ces moyens étant lesseuls sur l’efficacité desquels on puisse compter pourarrêter ces genres de contagion (*). ■>

AI. le docteur Valentin pense , au contraire , que« rien n’est moins démontré que cette contagion; tout,jusqu’à présent, dit-il, a prouvé qne nous ne devons pas lacraindre dans nos places maritimes. Il serait superflu dereproduire ici les faits très-positifs que j’ai déjà opposésà une telle doctrine. On a rapporté la plus grande partiede ceux que j’ai réunis dans un mémoire envoyé auconcours proposé à Cerlin , mais qui n’a pas eu lieu.Qu’il suffise de rappeler en ce moment que, pendant

(*) ltapport en réponse à la demande du ministre de l'inté-rieur , relativement à la nécessite de prévenir l’introductionde la fièvre jaune par la voie des communications commer-ciales. Paris , le aS août îïfiy, p. 10.