124
vières et des lacs , sur les bords des eaux dor-mantes et dans le voisinage des lieux maréca-geux, où les végétaux et les substances animales,en état de dissolution, demeurent exposés àl’action du soleil d’automne , sont sujettes aux
ma résidence en Amérique , lorsque la fièvre jaune ré-gnait aux Antilles et sur le continent, nombre de vais-seaux qui en étaient partis sont arrivés dans presquetous les ports de France ; qu’à cette époque désastreuse,la plupart n’ont pas été soumis à la quarantaine ; qu’àla connaissance de beaucoup de monde, ceux du Mary-land et de la Virginie , où la maladie exerçait ses ravages,et qui se trouvaient dans des conditions plus que sus-pectes , y ont été admis librement , et n’ont jamaistransporté la fièvre jaune aux Français ; que des preuvesirrécusables de non-contagion ont été fournies jusqu’àsatiété dans les Etats-Unis , ainsi que nous les avonsconsignées dans divers écrits ; telles sont celles d’être encontact avec les personnes atteintes de la maladie ; decoucher dans leur lit, soit avant, soit après leur mort ;de porter leurs vêtemens, d’ouvrir leurs cadavres , et des’inoculer du sang , de la salive , de la matière du vo-missement noir, etc. ; et que, dans aucun lieu , hors dela sphère d’activité de l’infection , on n’a contracté cettefièvre (i).
(*) Réflexions sur le rapport de la faculté de médecinede Paris , concernant !a fièvre jaune, par !e docteur LouisValentin, chevalier de l’ordre du Roi et de la Légion d’ifoa-rieur.