Band 
Tome V. [Livre III.]
Seite
127
JPEG-Download
 

1 3 7

d’environ trente müle acres ; le sol est fécond,et produit beaucoup de gazon et de plantes;il est en partie couvert d’eau, excepte' pendantles plus grandes chaleurs. Des exemples commeceux-ci se sont présentés dans différentes par-ties des États-Unis , où, avant le défrichementdes terres, on n’avait jamais vu de maladiesendémiques. On fit une digne dans le comté deColumbia , du même état, pour arrêter l’eaud’un ruisseau fournie par plusieurs petits lacs,deux milles au nord-est de Kinderhook, afinde mouvoir le soufflet d’une forge; et après l’é-coulement de l’eau , la décomposition des sub-stances végétales exposées sur les bords à lachaleur d’un soleil brûlant, donna lieu , parses exhalaisons, à une fièvre maligne bilieuse,dont l’atmosphère s’étendit, en tous sens, àdeux milles du foyer du mal, et occasiona lamort de quarante à cinquante personnes, quoi-que le pays soit très-salubre (i). A l’extrémitésud des États-Unis, au-dessous de la Nouvelle-Orléans, et près du Mississipi , un détachementde l’armée américaine , campé , en 18oo, surun terrain humide, fut presque détruit par unefièvre d’une nature très-putride, augmentée, àla vérité , par l’usage de mauvaises provisions.

(i) Medical repositorj of New-York , vol. G, p. C).