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Tome V. [Livre III.]
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Quoique tous les lieux bas et nouvellement dé-frichés, ainsi que les marécages qui sont expo-sés aux rayons du soleil, puissent être sujetsaux fièvres d’automne, ils n offrent pas le mêmedegré d’insalubrité quand ils sont couvertsd’eau. Mais ce qu’il y a de plus extraordinaire,c’est qu’en plusieurs endroits l’influence desexhalaisons marécageuses se fait plus sentir surles hauteurs voisines que sur les bords mêmesdes lieux d’où elles émanent. Les collines prèsdes terres défrichées du comté d’Orange, ontété long-temps exposées durant l’automne auxfièvres rémittentes et intermittentes. Celles dudistrict de Washington , qui s’élèvent à unehauteur considérable au-dessus des marais dela Potomac , éprouvent le même inconvénient.L’élévation et la sécheresse de l’endroit, etl’éloignement de tout marécage , font croire àleur salubrité , et trompent les personnes quis’y établissent. Une vapeur invisible et pesti-féré , que sa légèreté soulève, ou que les cou-rans d’air transportent, s’élance sur les hau-teurs durant la saison de la chaleur, et paralysebientôt les plus fortes constitutions. Heureuse-ment ce fluide ne dépasse pas les premièrescollines ; et celles qui sont au-delà sont souventd’une parfaite salubrité, comme on le voit parl’extérieur des habitans, et par lage avancé