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Tome V. [Livre III.]
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termittente ne règne que dans le voisinage desmarais à moitié desséchés, ou sur les bordsnouvellement défrichés des rivières et des lacs.Il en est de même dans quelques-uns des plusbeaux pays d’Europe que M. de Yolney cite ;les fondrières de la Corse et les marais Pontins de l’Italie produisent, depuis des siècles, parleurs exhalaisons putrides, de semblables effetssur le corps humain. Lancisius, médecin dupape Clément XI , rapporte que trente per-sonnes des deux sexes et de la première condi-tion , se trouvant en partie de plaisir auprès del’embouchure du Tibre , le vent changea tout àcoup, et souffla du sud à travers des maraisfangeux ; et que telle fut son influence maligne,que toutes, à l’exception d’une seule, furentsoudain attaquées de la fièvre tierce. En Angle-terre , dans l’île de Portsea, à Portsmouth etaux environs , les eaux stagnantes produisirentune fièvre continue ou rémittente parmi lessoldats et les matelots dans le mois d’août 1765;ce qui fut attribué à l’humidité putride du sol,a la longue durée des vents du sud, et a l’excèsde la chaleur, le thermomètre de Fahrenheits’élevant fréquemment à 82° dans le milieu dujour (1). Une inondation des rivières en Ilon-

(i) Lmd. On the diseases inçidental to Euro—