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Tome V. [Livre III.]
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cruels ravages : « Dans l’automne de 1796,dit-il, sur une route de plus de trois centslieues, je n’ai pas trouvé , j’ose le dire , vingtmaisons qui en fussent parfaitement exemptes;tout le cours de l’Ohio , une grande partie duKentucky , tous les environs du lac Erié, etprincipalement le Genessée et ses cinq ou sixlacs, le cours de laMohawk, etc., en sont an-nuellement infestés. Étant parti du poste deCincinnati , le 8 septembre, avec le convoi dupayeur général de l’armée , pour nous rendreau fort Détroit , distant de près de cent lieues,sur vingt-cinq tètes que nous étions, nous necampâmes pas une seule nuit sans acquérir unnouveau fiévreux. »

En lisant cela, une personne qui ne connaîtpoint l’aspect physique du pays, supposeraitque toute sa surface est malsaine, et cette opi-nion se trouverait fortifiée par la supposition« qu’une personne est aussi vieille à cinquante» ans qu’en Europe à soixante-cinq ou àsoixante-w dix (1) ». On sait très-bien que le pays au-dessus des dernières chutes des rivières n’estpas, en général , sujet aux maladies endémi-ques , et que plusieurs autres endroits en deçàde cette ligne sont aussi salubres. La fièvre in-

(1) M. de Yolney, chap, io„