111
i
le coton. Au mois de juillet 1817 , un traité futsigné entre les agens des États-Unis et les chefsde cette nation, par lequel ceux-ci s’engagèrentà leur fournir un état de leur nombre , à l’estet à l’ouest du Mississipi , au mois de juin 1818,et de céder aux États-Unis une étendue consi-dérable de terre située à l’est de ce fleuve. LesÉtats-Unis s’engagèrent à céder en échange auxCherokées, à l’ouest du Mississipi , autant deterrain sur l’Arkansas et la rivière Blanche,qu’ils en recevaient à l’est du Mississipi . LesCherokées ont fait des progrès très-considé-rables dans l’agriculture et les fabrications desdivers objets d’un usage domestique, et élèvent,pour le marché, du bétail qui multiplie prodi-gieusement dans ce pays fertile. En 1810, ilsavaient dix-neuf mille cinq c ents bêtes à cornes,six mille cent chevaux, dix-neuf mille six centscochons, et mille trente-sept moutons. Ils pos-sédaient en outre cinq cents charrues , trentechariots, mille six cents rouets à filer, quatrecent soixante-sept métiers de tisserand, treizemoulins à farine, trois moulins à scies, troissalpétrières, un moulin à poudre, et quarante-neuf boutiques de joaillerie.
Comme les blancs, leurs voisins, ils confientles travaux ordinaires de l’agriculture a des es-claves. En 1804, le révérend missionnaire