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Tome V. [Livre III.]
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GedeonBlackburn (i) établit une école , où qua-tre à cinq cents jeunes Cherokées reçoivent lespremiers élémens d’éducation, et ne montrentpas moins de capacité que les blancs. Ils sontextraordinairement propres et soigneux de leurpersonne, ce qu’on peut attribuer à leur habi-tude de se baigner souvent dans les nombreuxcours d’eau qui arrosent leur pays. Les hommes,’les femmes et les enfans savent tons nager. Lesfemmes peuvent se baigner sans inquiétude,car toute conduite irrespectueuse envers ellesserait punie de la haine générale. Un jeuneblanc ayant sollicité la main d’une Cherokée ,elle refusa ses offres et allégua pour raison-principale qu’il n’était pas propre; qu’il ne sebaignait point comme les Cherokées dans lesrivières. L’ablution, chez ces peuples, étaitautrefois un usage religieux ; et quoiqu’ils ne laconsidèrent plus maintenant sous ce point devue, elle est cependant regardée par eux commepratique vertueuse ( 2 ). Les Catawbas , quiréclament, de chaque côté de la rivière de

(1) Ce pieux instituteur, oubliant tout intérêt tem-porel , dépensa, durant sa mission , plus qu’il n’avaitde propriété. Il se vit obligé de vendre toutes ses terrespour satisfaire aux demandes de créanciers avides,

(2) Lettre de M. Meigs, l’agent indien.