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sait que les Sioux en agissent de même enversleurs femmes et leurs filles ; et n’est-il pas pro-bable qu’il existe là une certaine classe defemmes, qui, comme dans les grandes villesd’Europe , sont toujours complaisantes pour lesétrangers ? Nous donnerons , à l’appui de cetteprobabilité, quelques détails sur une fête delànation desRicaras. « Les jeunes filles s’assemblentautour du grand temple, près duquel est plantéeune branche de cèdre. Les vieillards, placédans l'intérieur, déclarent que la vierge, s’iljen a une, remportera le prix. Pour empêcherla fraude, on invoque le Grand Esprit, ouManitou, et tous les jeunes gens présens sontinvités à révéler l’impostui'e. Une fille char-mante , de seize ans , s’avança pour toucher lerameau ; mais son amant lui ayant rappelécertaine promenade amoureuse , le rouge luimonta aussitôt au visage, et elle s’échappa dansla foule. Vint ensuite la fille la plus aimée davillage, qui, avec beaucoup de grâce dans sadémarche, de décence et de dignité dans sesgestes, demanda : Quel est le jeune Ricaraquipuisse se vanter de mes faveurs ? Il régna unsilence solennel. Alors elle monta à l’échelle, Itoucha la branche sacrée, et fut proclaméeviei’ge. »