thalmie , ou l’inflammation des yeux, qu’onsuppose occasionée par la réflexion des rayonssolaires sur la neige, et par l’exposition à l’air dela nuit pendant la guerre. Le remède ordinairepour cette maladie est l’application, sur la par-tie affectée, de la vapeur qu’on obtient en jetantde la neige sur une pierre chaude. On trouvequelques goitres parmi les Ricaras. (M. Brac-benridge. ) Les feuilles et les racines de diffé-rentes plantes servent à la guérison de plusieursmaladies, et ont un effet merveilleux dans lesfractures et les blessures. Quand le mal estdevenu violent, les Indiens ont recours auxcharmes et aux enchantemens; et s’ils sont sanseffet, ils s’abandonnent au désespoir. Les Maliasde la rivière du petit Sioux, ayant perdu quatrecents individus de leur nation par la petite vé-role , mirent le feu, dans un accès de frénésiesuperstitieuse, à leurs cabanes, au nombre detrois cents, et ils se firent tous périr avec leursfemmes et leurs enfans, espérant aller dans unmeilleur pays. C’est leur coutume de pleurerceux qui ont été tués au combat. Les paraisdes morts se rasent la tête en signe de deuil ;et, quand leur chagrin est extrême , ils se tra-versent le bras au-dessus et au-dessous du coudeavec des flèches. Quelques tribus errantes aban-donnent les vieillards, qui ne peuvent les ac-
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