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Tome V. [Livre III.]
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compagner dans leurs excursions. Avant departir, on met devant eux de la viande et unvase rempli d’eau , en leur rappelant que la vien’est plus un bien pour eux, et que leurs pa-rens de l’autre monde sont plus en état deprendre soin d’eux que ceux du monde où ilssont. Quiconque est déclaré incurable par desmédecins, est condamné à une mort soudaine,et étranglé par un ami ou un parent. Cettescène tragique, est précédée d’une fête, danslaquelle on immole plusieurs chiens , pour an-noncer aux esprits de l’autre monde qu’ils vontaugmenter en nombre ; après quoi on dévorela viande de ces animaux, et la victime se sou-met à son sort.

Longévité. Nous ne savons rien de positif surla durée de la vie de ces peuples. Un vieil-lard du pays des Mandans , qui avait comptécent vingt hivers, voyant approcher sa fin,pria ses petits-fils de le parer de ses plus beauxvêtemens , et de le porter sur une haute émi-nence , d’où, après avoir été assis sur unepierre, la figure tournée vers les anciens villagesde sa nation , il irait rejoindre son frère, quil’avait devancé.

Progrès dans les arts utiles. Quant aux artsqui ont quelques rapports avec leur manièregrossière de vivre, ces nations ont montré des