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aux autres. Quelques-uns des amis de la mo-narchie furent cependant d’un avis différent,et le célèbre historien Hume , prédit que dans lecours naturel des choses, une population pau-vre , hardie, active et industrieuse , finissaitpar se rendre indépendante ; que , séparée parune distance immense d’un pays qui prétendaits’arroger sur elle une supériorité, elle mettraitenfin cette supériorité en doute, et s’efforce-rait de s’y soustraire ! Cette prédiction ne futpas long-temps à s’accomplir. Les habitans deRhode-Island et de New-Hampshire , résolurentde conquérir une indépendance absolue, ets’emparèrent des magasins et des munitions deguerre. Les intérêts commerciaux des colonsdu New-York et delà Pensylvanie les rendirentcirconspects, et ils manifestèrent quelques dis-positions à la réconciliation, bien qu’ils dé-clarassent solennellement qu’ils étaient prêtsà prendre les armes pour défendre la justice deleui's droits, et en même temps ils firent degrands efforts pour encourager les manufac-tures de toutes les choses nécessaires à leur sou-tien et à leur défense. Plusieurs magistrats et of-ficiers du gouvernement devinrent par la suiteles partisans les plus actifs et les plus zélés dela cause de l’indépendance contre la métropole,à laquelle ils n’avaient naguère d’autre désir