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que de rester soumis. L’Angleterre, par la paixde j 763, se trouvait en possession de tout lepays depuis le fleuve Saint-Laurent jusqu’auMississipi , tandis que ses flottes nombreuseslui assuraient un pouvoir irrésistible le longde toute la côte Atlantique ; et, quoiqu’elle eûtà soutenir le poids énorme de la dette publi-que , accrue par suite de la dernière guerre,elle fut irritée de l’esprit des colons , et prit larésolution de les réduii'e à l’obéissance. Il s’of-frit bientôt une occasion de montrer cetterésolution : le 19 avril 1775 , tandis que centhommes de la milice de Lexington étaient ras-semblés pour l’exercice, on envoya un déta-chement de troupes pour les disperser. Son com-mandant, le major Pitcairn , arrivé à une petitedistance, cria : Dispersez vous rebelles et mettezbas les armes. Sur leur refus, il ordonna à sessoldats de faire feu , ce qui attira tous les habi-tans et occasiona un engagement général,dans lequel les Anglais perdirent deux centssoixante-treize hommes tués, blessés ou pri-sonniers. Les Américains n’en perdirent quequatre-vingt huit. Cette attaque de huit centshommes de troupes régulières contre un nom-bre sept fois moindre d’hommes non accoutu-més ni préparés au combat, excita un violentdésir de vengeance, et les habitans résolurent