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milice ; qu’aussi long-temps que leur position se-ra si différente de celle des nations européennes,on ne devra, sans une nécessité urgente, leuremprunter leurs maximes et leurs pratiques lesplus vicieuses, et accoutumer un peuple libreà la vue et à l’influence d’une force mili-taire , et qu’enfin une milice bien organiséerend une armée fort peu nécessaire; et que,si l’on se confie trop sur cette armée , la mi-lice, se relâchant trop de ses devoirs, produi-rait les effets les plus déplorables. La loi con-cernant les étrangers, promulguée durantl’administration de M. Adams, qui exigeaitd’eux quatorze ans de résidence dans le payspour être reçus citoyens, et donnait même aupouvoir exécutif le droit de les en expulser sansjugement, fut rapportée, comme étant con-traire aux principes du gouvernement et in-compatible avec les véritables intéi’êts desEtats-Unis . La loi sur la sédition, rendue à lamême époque, qui faisait un crime de proférerdes paroles tendantes à diminuer le respect dûau gouvernement, et qui était strictementexécutée, expira pendant la présidence deM. Jefferson, sans qu’il ait témoigné le moin-dre désir d’en demander le renouvellement.Ces deux lois avaient excité une indignationgénérale, et leur révocation sembla indiquer