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Tome V. [Livre III.]
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un heureux changement dans le gouverne-ment.

Quoique les moyens et les attributions dugouvernement parussent très-bornés aux yeuxde bien des gens, ils n’en furent pas moinsplus que suffisans pour subvenir à tous ses be-soins. Dans aucun temps on n’avait vu desaméliorations de toute espèce se succéder sirapidement. L’étendue des terres défrichées etcultivées était incalculable. 33 millions et demide dollars de la dette publique furent acquittés;et lorsque M. Jefferson quitta les fonctions deprésident, il en laissa 14,000,000 dans le tré-sor. Les dépenses annuelles qui, sous l’admi-nistration précédente, s’élevèrent à 5,000,000et demi de dollars, étaient réduites à quatreseulement. Les frontières furent considérable-ment reculées par l’acquisition de vastes éten-dues de terres achetées à certaines tribus in-diennes , auxquelles on sut inspirer l’amitié etla confiance ; et les soins que le gouvernementeut de maintenir la paix avec elles, décidèrentquelques-unes d’entre elles à s’adonner à l’agri-culture , et à adopter des habitudes de civilisa-tion qui leur étaient inconnues jusqu’alors.

L acquisition de la Louisiane , en i8o3 , etle droit de navigation sur le Mississipi et lesnombreuses rivières qui se jettent dans ce