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Tome V. [Livre III.]
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classe, pas l’influence que lui donnait le nom-bre de ses membres, était parvenu à obtenir cequ’elle avait voulu, quoique , dans le fait, lesintérêts commerciaux des États-Unis , ne con-stituent pas , numériquement parlant, ceux dela septième partie de leur population , et qu’ilsn’aient pas plus d’un dixième des voix dans lecongrès. Cet esprit mercantile se manifestasurtout à Boston , lieu de la naissance de Frank-lin, et le berceau de la révolution. Un journalopposé au gouvernement, le Columbian Sen-tinel , eut jusqu’à trois mille abonnés. Boston fut le grand entrepôt des marchandises de con-trebande qui s’y vendaient à un taux inférieurà celui auquel elles pouvaient être amenéesd’Europe au marché par une voie régulière etlégale. Comme il fut impossible d’exécuter leslois, sur une aussi grande étendue de côtes etde frontières, l’honnête commerçant, ne trou-vant plus de bénéfice, se vit obligé de se jeterdans ce système illicite.

Les ordres bien connus du conseil britanni-que, et les décrets de Berlin et de Milan ,avaient presque entièrement détruit le com-merce américain, La Grande-Bretagne avaitdéclaré la France en état de blocus ; les portsde la Hollande , ceux d’Italie et d’Espagne , ettout le continent, depuis l’Elbe jusqu’au We-