2Ô3
fleuve, sont des événenaens encore plus im-portons sous le gouvernement de M. Jefferson.
La politique dominante de M. Jeffersonétait de garder la neutralité avec les nationsamies, et d’éviter par tous les moyens possi-bles la guei’re maritime. On admit les prin-cipes les plus libéraux dans les relations com-merciales : les ports des États-Unis furent ou-verts àtoutes les nations sans distinction ; mais,pour convaincre les puissances de l’Europe qu’ils ne voulaient point entrer dans leurs dif- jférents , un embargo fut établi, et toutes rela-tions commerciales cessèrent avec elles. Si cesmesures eussent continué, il est probable quela guerre avec l’Angleterre n’aurait pas eulieu. Mais, à cette époque , les négocians amé- |ricains étant devenus les colporteurs de l’uni- !vers , d’immenses fortunes avaient été acquisesen peu d’années ; un luxe de toute espèce s’in-troduisit dans les cités commerciales, et in-spira aux habitons des ports de mer, unepassion irrésistible pour le commerce. Uneclameur s’éleva contre l’embargo et la cessa-tion des relations commerciales; et ces me-sures furent rapportées au mois de mars 1809,après une durée de quatorze mois. La classemercantile montra une activité et une ardeurqui surmontèrent tous les obstacles. Cette