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Tome V. [Livre III.]
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gara se trouva entièrement dévastée par le feuet par le pillage.

En février i 8 i 3 , toute l’armée américaine ,qui était dans le plus mauvais état, ne montait,selon les rapports du secrétaire d’état de laguerre, qu’à 18,5oohommes ;et, en 1816, elles’élevait à près de trente-neuf mille. On évaluaitla milice à trente mille hommes, et le nombredes volontaires à six cents. Avec cette forcebien organisée et bien dirigée, le gouverne-ment américain eût dû parvenir aux résultatsqu’il avait en vue ; mais l’ardeur des hommesbraves, sans contredit, avait été refroidie par-une longue suite de revers sur les frontières ,résultant du défaut de concert entre les chefs,et de subordination de la part de la milice.Les derniers avantages obtenus sur le lac Ericet sur le lac Champlain , donnaient néanmoinsles moyens de se procurer des vivres et desmunitions : ils assuraient encore une retraite,si elle devenait nécessaire, et mettaient à mêmede protéger les frontières contre les incursionsdes sauvages, et de pénétrer dans le pays desennemis, selon l’occasion. La campagne d’été,en 1814 , ouvrit un plus brillant avenir auxAméricains.

En juillet, le commodore Mac Donough s’em-para , après un engagement très-chaud , de