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Tome V. [Livre III.]
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montré par l’évidence positive que les crimeset les délits diminuaient en proportion de lapopulation , et les autres états adoptèrent unplan semblable. On réserve une portion duproduit des objets fabriqués par les prisonnierspour leur propre usage, et le terme de leur em-prisonnement dépend de leur travail, de leursbonnes habitudes et de leur conduite en géné-ral ; les frais d’entretien de la prison, sontaussi prélevés sur ce produit. Les détenus sontsurtout employés aux ouvrages de cordonne-rie , de menuiserie, d’habillement, de filature,de jardinage, de serrurerie, etc. Le jardinfournit à l’établissement une quantité abon-dante de légumes. Le travail de la prison d’étatde Pensylvanie suffit à toutes les dépenses del'établissement et produit en outre un petitrevenu pour l’état. Dans les prisons de Phila-delphie et de New-York , la peine est propor-tionnée au délit, et les personnes convaincuesd’un crime capital sont condamnées à un em-prisonnement isolé et perpétuel (i).

L habitude d’emprisonner pour de petitesdettes, sur une autorisation des cours de jus-tice est très-préjudiciable aux États-Unis . D’a-

(i) \oir la description des prisons d’état de New-York et de Pensylvanie , tom. II, p. i33 et 368.

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