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la Potomac , l’Ohio, le Mississipi, la Savannah,et sur presque tous les autres cours d’eau na-vigables des États-Unis . Des bateaux à vapeur ,de cent cinquante pieds de long sur trente àcinquante, de large, avancent à raison de huitou dix milles à l’heure dans une eau tran-quille. La lenteur de la navigation sur les grandsfleuves à l’aide de voiles et de rames , rendinappréciable l’usage des bateaux de celte es-pèce. On s’en sert aussi pour remorquer de grosnavires et les faire avancer contre le vent et lecourant; et à New-York , ainsi que dans d'autresports où on les emploie comme des bacs.
La frégate à vapeur, construite à New-York ,sur le plan de fen M. Fulton, a cent quarantecinq pieds de long sur cinquante-cinq de large,et la force qui la fait mouvoir est égale à celle decent vingt chevaux ; sa marche , soit en avan-çant, soit en reculant, est d’environ trois milleset demi par heure. La roue placée au centre, estprotégée par des bordages qui ont six pieds d’é-paisseur dans cet endroit seulement, et quatreet demi dans les autres. Cette frégate portetrente canons, et on la regarde comme impre-nable. La machine à vapeur d’Évans, employéemaintenant dans les États-Unis , est moins dis-pendieuse , et en même temps plus simple quecelle de M ait et de Boulton.