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également. Dans le Connecticut , par exemple,ils eurent un succès complet. Dans la ville deHartford , on convertit en une église le prin-cipal théâtre, et les comédiens sont même en-core excommuniés par la loi. Dans le Massachu-sets, la lutte entre le clergé et le théâtre restalong-temps indécise; et, quoique la représenta-tion des pièces fût interdite, comme on toléraitles lectures, ou ce qu’on appelait les récita-tions, les acteurs imaginèrent h une certaineépoque d’en profiter, et d’annoncer leurspièces'sous le nom de lecture , par exemple : ilsfaisaient afficher « Lecture morale ; » Histoiretouchante de Jeanne Shore , recitée en dia-logue par le célèbre Rowe ; « Histoire amu-sante du pauvre soldat ; mêlée de chansonset de dialogues, racontée par le facétieux0 Keefe » , etc.
Cependant des hommes sensés et éclairés,essayèrent peu de temps après de parler en fa-veur du théâtre ; la législature rapporta laloi qui proscrivait les ouvrages dramatiques, etune salle de spectacle fut construite à lîoston,en 1798. Depuis 1808, les théâtres de l’Amé-rique commencent à rivaliser, tant pour legoût que pour la magnificence , avec ceux de1 ancien monde. On verra par les détails sui-vans, qui, loin d’être exagérés, sont plutôt, à