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Tome V. [Livre III.]
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vingt quatorze pieds d’ouverture chacune, quireposent sur de fortes piles de pierre. H y a unchemin pour les voitures , suspendu à ces ar-ches , qui est partagé en deux, de sorte quellestraversent d’un côté et reviennent de l’autre.Le trottoir pour les piétons est recouvert, etils y sont à l’abri des injures du temps.

Les Américains ont surpassé tous les autrespeuples dans la construction des vaisseaux.Leurs édifices publics ne sont pas encore nom-breux , parce qu’ils n’ont pris rang parmi lesnations que depuis peu de temps; mais* ceuxqu’ils ont produits, tels que le Capitole deWashington, la banque de Philadelphie , et lamaison de ville de New-York , sont d’unegrande beauté, et les Européens eux-mêmessont forcés de les admirer.

Art dramatique. Ce n’est que depuis unedizaine d’années environ, que les Américainscommencent à s’en occuper avec succès. Alar-més de l’influence que la fréquentation desspectacles pouvait avoir sur les mœurs, les mi-nistres des divers cultes établis dans ce paystentèrent de s’opposer, il y a vingt-ans, à ceque ce goût ne devint trop général, et présen-tèrent nombre de pétitions à la législature deplusieurs états , pour l'engager à supprimer lesthéâtres; mais leur zèle ne réussit pas partout