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évaluées en 1798 , à 40, 458 ,644 acres ; ce qui, divise'entre les habitans , donnait à chaque individu plus de76 acres. On ne pourra donc prétendre que les terresde la Virginie fussent tenues par spéculation , et on ledirait avec encore moins de raison des terres au nord-ouest de l’Ohio. Pour montrer de nouveau que lesterres publiques ne sont pas données à trop bas prix , lecomité a jugé convenable de prendre des renseignemenssur la valeur des terres dans plusieurs des états , et ila trouvé qu’en 1798, celles de New-Hanipsliire mon-tant à 3,749,061 acres , étaient estimées à 19,028,108dollars , ou 5 dollars 7 cents par acre; en Pensylvauie,les 1 i,g 5 g ,865 acres évalués 62,824,852 dollars, ou 6dollars 9 cents par acre ; dans le Maryland , 5 , 444 > 2 7 2acres évalués 2 i, 634 ,oo 4 dollars , ou 3 dollars 77 centspar acre; dans la Virginie, 4 °> 458,644 acres , évalués59,976,860 dollars, ou 1 dollar 48 cents par acre ; enfindans les seize états qui composaient alors l’union , lesterres publiques formaient 163,746,686 acres , évalués à479,293,263 dollars , ou 2 dollars 92 cents par acre.
Maintenant, si les terres des États-Unis cultivées etpeuplées comme elles le sont, ont été ainsi évaluées , onjieut en conclure avec certitude que les forêts non ha-bitées ne sont point données à trop bas prix , à 2 dollarspar acre. A la vérité le comité craint que les États-Unis ,bien loin de pouvoir augmenter le prix des terres , ne setrouvent forcés de le diminuer , et de renoncer ainsi 4l’espoir de tirer un revenu immense de leur vente. Lachambre se rappellera que jusqu’à présent le public a eule monopole des terres ; et que, malgré cet avantage quilui était accordé, huit ou neuf millions d’acres seu-lement ont été vendus pour moins de 19,000,000 de