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Tome V. [Livre III.]
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Le comité des terres publiques a fait le rapport sui-vant, sur la question de savoir, s’il convient d’aug-menter le prix auquel les terres des États-Unis serontvendues dorénavant.

Le comité , auquel il a été communiqué une résolu-tion qui le charge de chercher le moyen d’accroître leprix de la vente des terres à l’avenir, a pris cet objeten considération, et a décidé : que les terres des États-Unis seront soigneusement arpentées , et divisées en sec-tion de (>4oacres, en quarts de section, et dans quelquesendroits en huitièmes ; qu’elles seront mises publiquementen vente, au plus offrant , au-dessus de deux dollarspar acre, avec crédit de deux, trois et quatre ans,après le paiement d’un quart; que ce système a ététrouvé avantageux à l’état et aux individus ; avantageuxaux individus , en ce que le prix est si modéré, que lecitoyen le plus pauvre peut se placer dans la classe laplus utile et la plus honorable delà société , en devenantcultivateur de son propre bien , et que la valeur est siélevée , eu égard à la quantité de terres vacantes , qu’elledétourne les individus d’acheter des étendues trop con-sidérables , pour les employer à des entreprises de spé-culation ; que l’on peut inférer des faits suivans , que lesterres vendues par les États-Unis , ne sont point achetéespar des spéculateurs. Depuis l’ouverture des bureaux devente dans le territoire nord-ouest, comme on l’appelaitalors , jusqu’au 3o septembre 1810, 3,167,829 acresont été vendus. Ce total comparé avec la population, en1810, se trouve dans la proportion d’un peu moins de 12acres pour chaque individu-

Les habitans blancs et libres de la Virginie mon-taient, eu 1800, à 518,674. Les terres de cet état ctaieut