culé qu’il y avait, en 1S09, trois millions sixcent soixante mille bêtes à cornes (1).
La tonte des brebis est devenue un grand ob-jet d'économie rurale . La race pure des mé-rinos et les races mélangées sont maintenanttrès-multipliées dans toute l’étendue des États-Unis . Les mérinos , qui furent d’abord vendus1,000 dollars chacun, ne se paient maintenantque 45 doll., et, ce qu’il y a de singulier c’estque, dans les États-Unis , ils 11e sont point sujetsà la pouriture , cette fatale maladie, si fréquenteen Europe . A l’ouest de l’état de New-York,ils réussissent parfaitement, et il paraîtrait queles loups ne leur font pas plus de mal daus cepays , que n’en faisait le chien dans les payspeuplés, à une époque peu reculée. Les méri-nos ne demandent point autant de nourritureque les moutons ordinaires, et l’on sait queleur laine 11’est pas seulement plus belle ,mais qu’elle est encore plus abondante.
Le manque de succès qui a accompagné plu-sieurs établissemcns agricoles des Européens enAmérique , a laissé des impressions très-défa-vorables contre les entreprises semblables; on
(1) On a évalue qu’il y avait dans la Grande-Bre-tagne, 10,000,000 de bêles à corues, et 42,000,000 demoutons.