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Tome V. [Livre III.]
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saires y sont en grand nombre, et l’on tire dessubstances végétales et minérales, des teinturesde toute espèce. En 1809, le secrétaire de latrésorerie développa les ressources du pays,sous le rapport des matières premières, et pro-posa divers moyens pour le perfectionnementdes manufactures, tels que la prohibition desobjets sortant des fabriques rivales, ou l’éta-blissement de droits équivalens, la prohibi-tion des exportations des matières premières,l’exemption de droits sur ces mêmes matières,l'abolition de certains autres établis, l’encoura-gement des nouvelles inventions et décou-vertes, les primes et les gratifications, lesrèglemens sages pour faciliter les paiemens enargent, le transport des denrées, etc. Les im-menses capitaux qu’on avait consacrés au com-merce eurent une autre destination , et servirentau perfectionnement des manufactures : on vits’élever, comme par enchantement, des ate-liers , des moulins et des machines de touteespèce, pour la fabrication de diverses mar-chandises. On appela les artistes et les ouvriersétrangers , dont on n’assujettissait à aucun droitles instrumens, les outils et même les meublesqu’ils apportaient avec eux. En Pensylvanie ,ils étaient admis, comme francs-tenanciers,à dater du jour de leur arrivée, s’ils déclaraient