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Tome V. [Livre III.]
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que leur intention était de devenir citoyensde l’état, dans le délai prescrit par la loi. Lesjournaux s’occupèrent à répandre dans les di-vers états des connaissances sur les machines etles moyens d’épargner la main-d’œuvre. Lesplus riches colons du midi portèrent des étoffesde coton filées chez eux, et l’orgueil national,d’accord avec l’intérêt particulier, réussit àfaire exclure les étoffes de laine, de coton et dechanvre venant de l’étranger. La minéralogiedevint tout à coup l’objet d’une attention par-ticulière ; on fouilla chaque contrée, dans ledessein d’y trouver des mines. Les peaux dedivers animaux, qu’on avait jusqu’alors regar-dées comme inutiles , furent conservées et tra-vaillées avec soin, et les hommes instruits déter-minèrent les fermiers à s’occuper de la culturedes plantes indigènes et exotiques, d’une utilitéreconnue dans les arts et les manufactures.

En 181 o, le secrétaire du trésor des États-Unisprésenta un rapport sur les produits des ma-nufactures, dans lequel il fît mention de cellesqui suivent, comme fournissant à la consom-mation intérieure : manufactures dont le boisest la matière principale ; manufactures deplomberie, de savon, de chandelles et d’huilede baleine ; de lin, de sucre rafliné, de sucrebrut, de chocolat, de moutarde , de tabac et