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Tome V. [Livre III.]
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les, telles que le sucre, le café', le coton, lecacao, l’indigo, le poivre, etc.

Avant la dernière guerre, la moitié environdes produits indigènes passait en Angleterre,un huitième, en France, et un dixième en Es-pagne . Un tiers des marchandises* étrangèresétait emporté en France, un quart en Espagne ,un septième en Angleterre, et à peu près lamême quantité aux villes Anséatiques. La moi-tié des marchandises étrangères consomméesdans le pays provenait des manufactures an-glaises, et consistait en laine, cuirs, plaquesd’acier, objets argentés, fer, cuivre, lin, soie,chanvre, poterie, verre et papier. La matièrepremière du tiers des étoffes de coton étaitproduite par les États-Unis . Cette préférencedonnée aux articles de fabrique anglaise n’étaitdue qu’à leur bas prix, au long crédit ordinai-rement accordé, et à l’avantage de correspon-dre dans la même langue(i).

Le traité de commerce , signé le 3 juillet1 8 1 5, entre l’Angleterre et les États-Unis , doitavoir force pendant quatre ans, et assurer auxdeux puissances liberté de commerce durantcet intervalle. Nul vaisseau ni les marchan-

(i) Aperçu des États-Unis , par le chevalier de Beau-

jour.