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Wilhelm, seigneur de Tignonville. Cet acte est du 28juillet 1406.
Pleujouse passa ensuite au pouvoir de Thiebaut de Neu châtel , qui s’était emparé des meilleures places de l’Evê-ché de Bâle . Mais l’évêque, Jean de Flekenstein, ayantvoulu les retirer de ses mains par la force, n’ayant puréussir par d’autres moyens, rassembla un corps de 1,200hommes qu’il confia à Jean, comte de Thierstein. Pleu jouse fut assiégé et pris, et l’évêque, pour s’en assurerla possession, l’inféoda, en 1424, à Jean Bernard d’Asuel,fds du brave Jean , tué à Sempach .
C’est à l’occasion de ce siège que le châtelain de Pleu jouse enleva quelques tonneaux de vin et autres provi-sions destinées à l’abbaye de Lucelle , et que, menacé desfoudres de l’Eglise pour avoir mis la main sur le bien dumonastère, il n’eut rien de mieux à faire que d’inviter lesBernardins à un repas splendide, avant de reprendre leursprovisions. Mais la chronique nous dit que les moines firentune telle chère au château, qu’ils consommèrent jusqu’auxdenrées, cause innocente de leur querelle avec le châte-lain.
Un autre acte de 1428, nous apprend que l’évêque ,ayant retiré Pleujouse des mains du seigneur d’Asuel , l’in-féoda à son féal Jehan de Mœrsperg, en s’en réservantl’ouverture en temps de guerre ; mais le sire de Morimonten prit peu de soin, et en 1437 , Frédérich de Zerhein,ayant enfin racheté cette forteresse, la libéra de toutehypothèque, la fit rebâtir et remettre en meilleur état.
La famille d’Ortembourg, après avoir acquis la seigneu-rie de Morimont, en 1582, de Hiéronime de Mœrsperg,acheta aussi ses prétentions sur Pleujouse . La traditionnous a conservé le souvenir d’une dame d’Ortembourg squi restaura la chapelle du château. Mais lors de la guerredes Suédois, les troupes françaises s’étant emparées de