cju’une seule caractéristique dont l’indication ne soit sujette à aucun doute,c’est le calme parfait. Cette considération nous conduit à la conclusion impor-tante que :
Dès que la distance entre l’observateur et l’objet est considérable, il fautbaser toute détermination de hauteur a l’aide des angles verticaux, sur desobservations faites pendant le calme des images, c'est-à-dire à tépoque oùil y a une réfraction normale.
Heureusement d’ordinaire le calme se présente deux fois par jour, le matinet l’après-midi, et la durée en est assez longue pour admettre une observa-tion complète de la distance zénithale. En outre, l’observation elle-mêmegagne en précision intrinsèque par l’absence des ondulations de l’image.
1 5. La réfraction normale est devenue l’objet de mes recherches ulté-rieures, et qui avaient pour but d’examiner :
a) Si, en effet, pendant le calme de l’image il existe une réfraction ter-restre normale qui, à l’analogie de la réfraction astronomique, s’exprimepar une formule dans laquelle entrent l’arc terrestre compris avec son coeffi-cient constant, et des termes qui se déduisent de l’indication du baromètre etdu thermomètre sur le lieu de l’observation ;
b) Quelle est l’exactitude de cette formule dans l’application à des casspéciaux ?
c) Et de déterminer la hauteur des cinq sommets du Caucase au-dessus dela mer, en emplovant les données que fournirait la recherche des réfractions,et en partant., pour les différentes stations d’observation, des hauteurs qu’a-vait données le calcul définitif du nivellement.
Une circonstance de la plus haute importance, et qui facilitait infinimentces recherches , se trouve en ce que la hauteur des différentes stations d’ob-servation soit absolue , soit relative, a pu être regardée comme exactementconnue vu que, pour toutes ces stations, l’erreur probable de la hauteurrelative n’est que de 2 decimetres.
16 . D’après ce qui a été dit plus haut ( 10 ), les journaux de l’expéditionprésentent cent dix-huit observations des cinq sommets indiqués. De cenombre, cent quatorze observations ont été faites par un ciel parfaitementclair; l’absence des nuages est une condition indispensable pour voir descimes dont la hauteur s’élève au-dessus de la région ordinaire des nuées.Seulement, quatre observations duBeschtau, élevé de 1 4 oo mètres, ont étéfaites par un ciel couvert. La caractéristique de l’image se trouve dans lesjournaux pour toutes les observations du Caucase, faites en été 1837 î e ^°manque pour les observations de l’Elbrous exécutées en hiver 1836-1837,à Stavropol. Il faut cependant admettre que ces observations d’hiver ontété faites, soit par un calme parfait, ou assez près du calme de l’image,